Algèbre – Analyse

Calculs commerciaux et financiers

maths · Durée indicative : 8 h

Réinvestir suites arithmétiques, dérivation et fonction inverse dans des situations professionnelles : intérêts simples d'un placement, taux proportionnels (annuel, mensuel, par quinzaine, journalier), coût total de production, résultat, coût marginal et coût moyen unitaire.

1. Les intérêts simples

Un magasin qui place sa trésorerie (ou un particulier qui épargne) prête de l'argent : il reçoit en échange des intérêts. Le placement le plus simple est le placement à intérêts simples : chaque période, les intérêts sont calculés sur le capital de départ, toujours le même montant.

Définitions.
• Le capital initial c₀ est la somme placée au départ (ex. : 5 000 €).
• Le taux t est le pourcentage d'intérêt par période, écrit en décimal (ex. : 4 % = 0,04).
• Les intérêts versés par période valent c₀ × t.
Capital après n périodes (intérêts simples).
c(n) = c₀ × (1 + t × n)
Les capitaux successifs forment une suite arithmétique de premier terme c₀ et de raison c₀ × t : chaque période ajoute le même montant.
Exemple. Un magasin place 5 000 € à intérêts simples, taux annuel 4 %.
Intérêts par an : 5 000 × 0,04 = 200 €.
Après 3 ans : c(3) = 5 000 × (1 + 0,04 × 3) = 5 000 × 1,12 = 5 600 €.

2. Les taux proportionnels

Quand la période de calcul n'est pas l'année, on utilise le taux proportionnel : on divise le taux annuel par le nombre de périodes dans l'année.

Taux proportionnels usuels.
• Taux mensuel : t(mensuel) = t(annuel) ÷ 12
• Taux par quinzaine : t(quinzaine) = t(annuel) ÷ 24
• Taux journalier : t(journalier) = t(annuel) ÷ 360 (année commerciale)
Exemple. Taux annuel 6 % → taux mensuel proportionnel : 6 % ÷ 12 = 0,5 % par mois. Un capital de 2 000 € placé 5 mois à intérêts simples rapporte : 2 000 × 0,005 × 5 = 50 €.
Attention. Les taux proportionnels servent aux intérêts SIMPLES. Pour les intérêts composés (vus en terminale), on ne divise pas : on utilise le taux équivalent.

3. Coût total, résultat, coût moyen

Définitions. Pour une production de x unités :
• Le coût total C(x) est la dépense complète pour produire x unités (matière, main-d'œuvre, énergie…).
• La recette R(x) est la somme encaissée par la vente des x unités.
• Le résultat est R(x) − C(x) : bénéfice s'il est positif, perte s'il est négatif.
• Le coût moyen unitaire est C(x) ÷ x : le coût de production d'une unité.
Exemple. Un atelier produit des tote-bags : C(x) = 500 + 4x (en €, x en sacs). Prix de vente : 9 € le sac, donc R(x) = 9x.
• Coût de 200 sacs : C(200) = 500 + 800 = 1 300 €.
• Coût moyen : 1 300 ÷ 200 = 6,50 € par sac.
• Résultat pour 200 sacs : R(200) − C(200) = 1 800 − 1 300 = 500 € de bénéfice.

4. Le coût marginal

Définition. Le coût marginal Cm(x) est le supplément de coût pour produire une unité de plus :
Cm(x) = C(x + 1) − C(x)
Lien avec la dérivée. Pour des productions importantes, le coût marginal peut être approché par la dérivée : Cm(x) ≈ C′(x).
Exemple. Avec C(x) = 500 + 4x + 0,01x² :
• Exact : Cm(200) = C(201) − C(200) = (500 + 804 + 404,01) − (500 + 800 + 400) = 8,01 €.
• Approché : C′(x) = 4 + 0,02x, donc C′(200) = 8 € — très proche.
Produire le 201ᵉ sac coûte environ 8 € : en dessous du prix de vente (9 €), la production reste rentable.
En pratique. Le coût marginal répond à la question : « faut-il produire une unité de plus ? » On la produit si le prix de vente dépasse le coût marginal.

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